Vous êtes ici Accueil Bébé et terreurs nocturnes : comprendre et apaiser ces réveils agités Bébé et terreurs nocturnes : comprendre et apaiser ces réveils agités Santé 13/02/2026 Partager Facebook share Twitter LinkedIn WhatsApp Votre tout-petit se réveille en pleurant soudainement la nuit, les yeux grands ouverts, sans vous reconnaître ni se calmer ? Il s'agit peut-être d'une terreur nocturne. Fréquente chez les jeunes enfants, cette manifestation nocturne impressionnante peut susciter de nombreuses questions chez les parents. Contrairement à un simple cauchemar, elle fait partie des troubles du sommeil du bébé qui, bien que bénins, nécessitent d’être bien compris pour savoir comment y réagir. Le plus important est d’assurer la sécurité de l’enfant (chute, blessure lors de l’agitation, …).Dans cet article, nous vous guidons pour faire la différence avec d’autres troubles, vous aider à apaiser votre enfant et vous rassurer en tant que parent. Car chez Babilou, nous savons qu'un bébé qui dort bien, ce sont aussi des parents plus sereins. Pour en savoir plus sur notre accompagnement, découvrez nos conseils parentalité et notre approche dédiée aux familles. Qu’est-ce qu’une terreur nocturne chez le bébé ?Une terreur nocturne est un trouble du sommeil qui se manifeste généralement en début de nuit, lors d’un sommeil profond, souvent entre une et trois heures après l’endormissement. Contrairement au cauchemar, où l’enfant se réveille et peut être consolé, la terreur nocturne se produit alors que l’enfant dort toujours, bien qu’il puisse crier, pleurer, transpirer ou avoir les yeux ouverts. Il ne reconnaît pas son entourage et ne garde aucun souvenir de l’épisode au réveil. Ces épisodes sont plus fréquents entre 3 ans, et tendent à disparaître naturellement avec la maturation du système nerveux. Elles peuvent exister aussi très tôt : dès 6 mois.Bien qu’elles soient impressionnantes, les terreurs nocturnes sont sans danger pour l’enfant, mais peuvent perturber les parents. En crèche, les professionnels de la petite enfance sont sensibilisés à ces phénomènes et peuvent vous accompagner dans leur compréhension, comme c’est le cas dans nos établissements Babilou. Le saviez-vous ? Comment reconnaître une terreur nocturne ? Début de nuit : 1 à 3 h après l’endormissement.Enfant inconsolable : cris/pleurs, agitation, sueurs, yeux ouverts / regard fixe.Tachycardie, polypnée, agitation, sudation.Rougeur du visage ou parfois pâleur.Pas vraiment réveillé : ne reconnaît pas toujours son entourage.Bref : quelques minutes (parfois plus).Aucun souvenir le lendemain. À quoi sont dues les terreurs nocturnes chez les tout-petits ?Les terreurs nocturnes chez le bébé sont généralement liées à l’immaturité du système nerveux. Le sommeil de l’enfant se construit progressivement et comporte plusieurs phases : sommeil léger, profond et paradoxal. C’est pendant le passage du sommeil profond au sommeil léger que ces épisodes peuvent survenir, en particulier chez les enfants en âge préscolaire.Parmi les facteurs déclencheurs fréquents, on retrouve :une fatigue excessive ou un manque de sommeil,des journées sur-stimulantes (trop d’écrans, changements de repères, excitation),des infections bénignes (comme la fièvre),un changement d’environnement (nouvelle crèche, déménagement, arrivée d’un bébé…),ou encore des stress émotionnels vécus dans la journée.Ces épisodes, bien que spectaculaires, sont involontaires et inconscients : votre bébé ne souffre pas, même s’il peut sembler en détresse. Vous pouvez retrouver nos conseils pratiques dans notre article sur l’importance du sommeil chez les jeunes enfants. Comment réagir face à une terreur nocturne chez le tout-petit ?Face à une terreur nocturne, le premier réflexe est souvent de vouloir réveiller son enfant ou de le prendre dans les bras. Pourtant, la meilleure chose à faire est souvent… de ne rien faire. Lors d’un épisode, votre bébé est encore endormi, même s’il pleure, crie, gesticule ou semble terrifié. Il n’est pas conscient de votre présence et n’a aucun souvenir de ce moment au réveil.Voici les bons gestes à adopter :Restez calme et veillez à ce que votre enfant ne se blesse pas (ne pas le retenir de force).Évitez de le réveiller : cela pourrait le désorienter davantage.Restez simplement à ses côtés, dans une attitude apaisante, jusqu’à ce que la crise passe (en général quelques minutes).Une fois l’épisode terminé, recouchez-le doucement s’il s’est redressé.Pour prévenir ces épisodes, il est conseillé d’instaurer un rituel du coucher rassurant (lecture, câlin, lumière tamisée…) et de respecter des horaires réguliers. Un environnement stable et des routines sécurisantes sont des repères essentiels pour un sommeil plus serein. Les équipes Babilou accompagnent les familles au quotidien dans la gestion des émotions et du rythme des enfants. Découvrez comment cela se traduit concrètement dans nos crèches Babilou. Quand faut-il consulter un professionnel ?Les terreurs nocturnes chez l’enfant sont dans la grande majorité des cas sans gravité et ne nécessitent pas d’intervention médicale. Toutefois, certains signes peuvent justifier une consultation auprès d’un professionnel de santé ou un échange avec une équipe en crèche.Voici les situations où il est préférable de demander un avis :les épisodes sont très fréquents (plusieurs fois par semaine),ils durent plus de 15 minutes ou perturbent fortement le sommeil de l’enfant,votre bébé présente d’autres troubles du comportement ou de l’humeur dans la journée,vous avez un doute avec une autre pathologie du sommeil, comme les convulsions ou l’apnée.Les professionnels de la petite enfance, comme ceux que vous retrouvez au sein du réseau Babilou, peuvent également jouer un rôle clé dans le repérage de ces troubles. Ils sont formés pour accompagner les familles et observer le comportement des enfants en journée. N’hésitez pas à en parler lors de l’accueil du matin ou en fin de journée dans la crèche de votre enfant. Leurs informations pourront être précieuses lors de la consultation médicale.Les terreurs nocturnes, bien que saisissantes pour les parents, font souvent partie du développement normal de l’enfant. En comprenant leur origine et en adoptant les bons réflexes, vous contribuez à offrir à votre enfant un sommeil plus apaisé et un environnement rassurant. Chez Babilou, nous croyons qu’accompagner les parents dans ces moments parfois déstabilisants, c’est aussi participer à leur bien-être au quotidien. Parce que des parents sereins, ce sont aussi des enfants qui grandissent en confiance. Pour aller plus loin, explorez nos ressources dédiées à la parentalité ou trouvez la crèche Babilou la plus proche de chez vous Questions fréquentes sur les terreurs nocturnes chez bébé - FAQQuelle est la différence entre un cauchemar et une terreur nocturne chez le jeune enfant?Un cauchemar survient pendant le sommeil paradoxal : l’enfant peut se réveiller, être conscient, chercher du réconfort et se souvenir de ce qui l’a effrayé. La terreur nocturne, elle, a lieu durant le sommeil profond. L’enfant reste endormi, inconsolable, et ne garde aucun souvenir au réveil.Est-ce que mon bébé souffre pendant une terreur nocturne ?Non. Même si les signes peuvent être impressionnants (cris, agitation, transpiration), il ne ressent pas de peur consciente. Il ne se souvient de rien au réveil et ne souffre pas physiquement ou psychologiquement de ces épisodes.Est-ce que les terreurs nocturnes peuvent être évitées ?On ne peut pas toujours les éviter, mais certains rituels du coucher et une bonne hygiène de sommeil peuvent réduire leur fréquence. Un environnement calme, des horaires réguliers et des journées équilibrées (ni trop stimulantes, ni trop fatigantes) aident à prévenir les troubles du sommeil.Dois-je consulter un médecin si mon enfant fait des terreurs nocturnes ?Pas systématiquement. Une consultation est utile si les épisodes deviennent très fréquents, durent longtemps, ou s’accompagnent d’autres signes inhabituels (fatigue chronique, troubles de l’humeur, comportements anormaux). En cas de doute, parlez-en à votre pédiatre.Quand s’arrêtent les terreurs nocturnes ?Les terreurs nocturnes s’arrêtent presque toujours spontanément avec l’âge. Le plus souvent, les épisodes diminuent progressivement, deviennent plus espacés, puis disparaissent au fil de la petite enfance. Il arrive toutefois que des épisodes occasionnels persistent pendant des années, sans que cela soit forcément inquiétant s’ils restent rares et sans retentissement sur le sommeil ou la journée.