Le sommeil du tout-petit

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Le sommeil est un besoin vital pour la santé, le développement de l’enfant, sa gestion des émotions, son appétit… Dormir aide à grandir, à mémoriser et à se développer.

La physiologie du sommeil de l’enfant :

Le cycle du sommeil du bébé est plus court que celui d’un adulte : 45 minutes versus 1h30. Chaque cycle de sommeil de l’enfant est composé d’une phase courte de sommeil agité puis d’une phase plus longue de sommeil calme.

Lors des phases de sommeil agité, le bébé peut donner l’impression qu’il est éveillé. En effet il peut faire des mouvements avec ses bras, changer de position, faire de petits bruits… Pourtant il dort et il reviendra au sommeil calme après quelques minutes si on n’intervient pas.

Apprendre à connaître le cycle de son bébé et prendre le temps de l’observer permettra de ne pas intervenir trop tôt, ce qui le réveillerait, et pourrait dérégler ses cycles de sommeil.

Le sommeil du bébé : « Est-ce qu’il fait ses nuits ? » 

C’est LA question qui est souvent posée aux jeunes parents ! Et cela peut parfois agacer et engendrer des frustrations quand ce n’est pas le cas !

Le sommeil de l’enfant a un impact sur le bien-être de toute la famille et la relation parent-enfant pourrait s’en ressentir. En effet, lorsqu’on est trop fatigué, on peut être physiquement et psychiquement moins disponible pour son enfant : moins patient, moins vigilant, d’humeur changeante… Cette situation est normale, il faut accepter d’avoir des limites.

 « Mon enfant ne dort pas » : c’est un sujet d’inquiétude important pour les parents. Cela ne veut pas dire que l’enfant ne dort pas du tout mais qu’il ne dort pas comme ses parents l’attendent. Mais, un enfant ne peut pas avoir le même sommeil qu’un adulte, les cycles de sommeil sont très différents.

D’ailleurs, les parents ne savent pas toujours que « faire ses nuits » pour un bébé, signifie dormir 5 à 6 heures d’affilées. Ce n’est donc pas tant que ça par rapport à un adulte, cela peut être de 22h à 3h du matin par exemple…

Les idées reçues sur le sommeil de l’enfant :

Il y a de nombreuses idées reçues sur le sommeil de l’enfant.

« On ne va pas dormir pendant quelques mois ». Cette croyance anxiogène de beaucoup de parents est souvent acquise avant même la naissance de l’enfant. Sans s’en inquiéter à l’avance, il faut accepter qu’il y ait une période d’inconnu que chacun va découvrir avec son bébé. D’autant plus que tous les bébés ne sont pas égaux face au sommeil et certains feront leurs nuits plus ou moins rapidement.

« Ne le garde pas dans les bras, tu vas lui donner de mauvaises habitudes ». En effet, l’objectif n’est pas de laisser votre bébé pleurer mais, s’il accepte de s’endormir seul cela aura un impact sur ses futurs endormissements. A chaque micro-réveil, l’enfant va chercher à recréer son expérience d’endormissement : cela peut être s’endormir dans vos bras, avec un biberon, avec une tétine, ou en toute autonomie. Lors des multiples réveils nocturnes de votre enfant, s’il avait réussi à s’endormir seul, il lui sera alors possible de recommencer.

« Laisse-le pleurer, il fait un caprice ». Les bébés ne font pas de caprices, les pleurs sont un moyen pour eux d’exprimer leurs besoins vitaux.

Tous les enfants ne sont pas égaux face à l’acquisition du sommeil. Tout comme on ne peut pas forcer l’apprentissage de la marche, on ne peut pas forcer l’apprentissage du sommeil chez l’enfant. L’acquisition du sommeil vient avec le temps et est assez imprévisible.

Rassurez-vous, tous les enfants apprennent à dormir un jour à l’autre.

Le sommeil de l’enfant : les questions des parents

Le sommeil de l’enfant est source de questionnement et d’inquiétude pour les parents. Avec l’aide de Fadia, notre médecin référent, nous répondons à toutes vos questions !

  • Est-il meilleur pour mon enfant qu’il dorme avec moi ? 

Lorsque cela est possible, il est préférable de placer le lit de votre bébé dans votre chambre pour les 6 premiers mois au minimum.

  • Dois-je coucher mon enfant à heure fixe ? 

En effet, les enfants ont besoin de repères et la régularité des heures de coucher et de lever favorise l’endormissement.

  • Dois-je interdire la tétine à mon enfant ?

La tétine comme le pouce sont utilisés par votre enfant comme des aides à l’auto-apaisement. Cela facilite la transition de la veille au sommeil. Si votre tout-petit est habitué à l’utiliser elle l’aidera à s’endormir. Mais si votre enfant ne manifeste pas de besoin de succion, vous pouvez très bien vous en passer.

  • La sieste empêche-t-elle mon enfant de s’endormir le soir ?

Cela peut arriver si la sieste de l’après-midi est trop tardive. Cependant, les siestes du matin et du début d’après-midi (et même celle de fin d’après-midi pour les tout-petits) ont des impacts positifs sur l’humeur et le comportement de l’enfant. Un enfant qui n’a pas assez dormi peut-être extrêmement agité en fin de journée et avoir du mal à trouver le sommeil le soir.

  • Mon bébé pleure, que faire ?

Votre enfant peut souvent parvenir à s’apaiser seul rapidement, il vaut donc mieux attendre avant d’intervenir. Et si ses pleurs persistent c’est certainement qu’il a finalement besoin de vous.

  • L’alimentation a-t-elle un impact sur le sommeil ?

Si l’alimentation est insuffisante ou mal équilibrée elle peut avoir un impact sur le sommeil et entrainer des réveils fréquents ou précoces. Par ailleurs, il est préférable de dissocier le biberon de l’endormissement car le bébé pourrait considérer que boire son biberon fait partie du rituel de sommeil, et il cherchera à répéter ce rituel à chaque micro-réveil.

  • Quelle est la durée idéale de sommeil pour un enfant ?

La durée de sommeil idéale varie d’un enfant à l’autre. Si votre enfant est attentif, calme et de bonne humeur globalement entre 16 et 20h, c’est qu’il a assez dormi. A l’inverse, on peut repérer qu’un enfant n’a pas assez dormi s’il n’est plus attentif et très agité en fin de journée

Endormir son enfant, les astuces :

Voici quelques astuces simples pour favoriser le sommeil de l’enfant et rendre le moment du coucher plus agréable pour parents et enfants :

  • Repérer les premiers signes de l’endormissement : si votre enfant baille, frotte ses yeux, est grognon sans raison évidente… c’est très probablement qu’il a besoin de dormir. Repérer les heures auxquelles ces signes apparaissent pour faire coïncider le coucher avec celles-ci.
  • Mettre en place un rituel calme : cela peut être un câlin, lui parler doucement, une chanson, une histoire lue ou racontée... Pour l’enfant, s’endormir signifie aussi se séparer de ses parents. Pour se sentir en sécurité, l’enfant a besoin de repères. Le rituel du coucher aidera votre enfant à anticiper sereinement cette séparation. Cela peut être intéressant de le faire dans la chambre de l’enfant pour éviter des mouvements qui pourraient dissiper l’effet apaisant du rituel. Vous pouvez changer ce rituel lorsque l’enfant s’en lasse, c’est signe qu’il grandit.
  • Accepter ce qui apaise l’enfant : la tétine, le doudou, la veilleuse
  • Créer un environnement favorable à l’endormissement : un endroit calme avec une température entre 18 et 20°C et idéalement sans lumière, car elle favorise l’allongement des micro-réveils.
  • Le lit ne doit pas être un lieu de punition pour votre enfant. Au contraire, vous pouvez le présenter comme un endroit source de bien-être et lui parler du plaisir que l’on prend à dormir.
  • Les écrans pendant les 2 heures précédant le coucher sont à bannir car l’exposition à la lumière bleue empêche la sécrétion de la mélatonine (l’hormone du sommeil).

Pour sa sécurité, le bébé doit dormir dans un lit adapté. Il est recommandé de coucher votre enfant sur le dos, sur un matelas ferme, adapté aux dimensions du lit, sans couverture ni oreiller. S’il fait froid, vous pouvez le couvrir d’une gigoteuse mais le visage du bébé doit rester à l’air libre. Pour garantir un environnement sain, la chambre de votre bébé doit être aérée tous les jours même l’hiver.

La clé reste l’observation du rythme de votre enfant, de sa façon de s’endormir ou de manifester sa fatigue. Cela vous permettra de l’accompagner avec bienveillance et progressivement vers un sommeil de qualité et un endormissement autonome.

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