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La communication positive avec son enfant, pourquoi, comment ?

15/07/2019


Eduquer son enfant, c’est l’accompagner dans la découverte et la compréhension du monde et des autres, c’est accueillir ses émotions et l’aider à les exprimer d’une façon adaptée, c’est lui permettre de se constituer une personnalité solide, une sécurité intérieure stable et de développer de la confiance en lui.

Alors que la loi contre les violences éducatives ordinaires, dite loi "anti-fessée" vient d'être adoptée, comment favoriser la communication positive et l'éducation bienveillante avec son enfant ? On vous livre nos astuces !

 

 

Ecouter, porter attention à l’enfant

 

Dans la communication avec l’enfant, le langage non verbal est aussi important, voire plus, que le langage oral. L’enfant a donc besoin que l’adulte se place à sa hauteur pour voir l’expression de son visage, les émotions qu’elles expriment, pour décrypter le message qui lui est envoyé.

 

Il a également besoin de sentir et de voir qu’il est pris en compte par l’adulte. D'autant plus que la taille adulte peut impressionner l'enfant. Alors, n'hésitez pas à vous mettre au sol, à sa hauteur.

 

Ecouter les émotions de l’enfant

 

Derrière chaque émotion, il y a un besoin. Ecouter, faire parler l’enfant de ce besoin lui permet de se sentir pris en compte et d’accepter la frustration qu’il ne soit pas comblé… On peut reconnaître l’envie de l’enfant de manger un bonbon sans pour autant lui en donner un !


En revanche, quand le vécu émotionnel de l’enfant n’est pas accueilli (« Ce n’est pas grave, cela ne fait pas mal », « Ne sois pas triste, ton papa reviendra »…), sa réalité est niée. L’enfant se déconnecte de ses impressions et ne peut plus faire confiance à son ressenti. Pourtant, les émotions sont vitales car elles servent d’alerte pour nous adapter aux situations et pour nous signaler un danger !

 

Dire ses émotions

 

Lorsque vous vous adressez à votre enfant, exprimer son ressenti permet de ne pas stigmatiser l’enfant et de ne pas confondre ce qu’il est et ce qu’il fait. « Quand tu cries, cela me dérange car je n’entends pas ce que ton frère me dit » plutôt que « Tu es pénible, tu cries trop fort ». Attirer l’enfant sur les conséquences de ce qu’il fait et sur ce que cela provoque comme émotions dans son entourage lui permet de comprendre que son comportement n’est pas adapté.

 

 

Parler positif et proposer des choix

 

Le cerveau de l’enfant ne traite pas bien la négation, utiliser des phrases positives quand on s’adresse à l’enfant est un gage d’efficacité. La phrase « Descend du canapé » sera mieux comprise par l’enfant que  « Ne monte pas sur le canapé ! ». Etre attentif également au fait que, comme les adultes, l’enfant n’aime pas recevoir d’ordres… Formuler des demandes claires en invitant l’enfant à agir : « quand tu auras fini ton goûter, j’aimerais que tu ranges ta chambre » plutôt que « Range ta chambre » ! Donner des repères peut se faire dans la douceur et la bienveillance. Lorsqu’un enfant montre de l’opposition, on peut lui proposer des choix : lorsque le « Viens t’habiller » n’est pas efficient, l’inciter à venir en l’interrogeant « Quel pantalon veux-tu mettre, le rouge ou le bleu ? » lui donne le sentiment d’être acteur et d’être pris en compte. La contrainte est alors remplacée par le dialogue et la coopération.

 

Etre un modèle pour l’enfant

 

Le jeune enfant apprend par imitation. Les adultes et à fortiori ses parents sont des modèles dont il reproduit les comportements, les mots, les attitudes. Dès lors, lorsque le parent a des gestes brusques, élève le ton, s’énerve, il y a fort à parier que l’enfant exprimera sa contrariété de la même façon… Comment demander aux enfants de ne pas faire les choses que l’on fait soi-même ? Parler avec bienveillance à son enfant, sans élever le ton et sans emportement lui offre un modèle de communication positif.

 

 

Accepter que les apprentissages prennent du temps

 

L’enfant a besoin d’expérimenter les règles qui lui sont imposées. Il est souvent nécessaire de les répéter plusieurs fois pour que l’enfant les comprenne, les intègre et puisse alors les respecter. Le bébé qui approche les doigts de la prise en regardant son parent n’est pas en train de le provoquer mais de vérifier que "les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets" et qu’il est bien interdit de toucher la prise ! Il aura besoin de plusieurs tentatives pour en avoir la certitude.

 

Et… faire confiance à son enfant 

 

L’enfant a la capacité d’identifier ses besoins. Si vous êtes à son écoute et que vous respectez son ressenti, cela l'aidera à construire la sécurité intérieure dont il a besoin et répondra à ses besoins de façon ajustée.

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