Arrêt de travail lié à la grossesse : Que faut-il savoir ?

La grossesse est un événement important qui apporte beaucoup de changements dans la vie des futurs parents, que ce soit sur le plan personnel ou professionnel. Quand annoncer sa grossesse à son employeur ? Quels sont vos droits ? Quand demander un arrêt de travail pour sa grossesse ? Babilou vous donne toutes les réponses.

 

Durée de l’arrêt de travail durant la grossesse

La durée de l’arrêt de travail lié à la grossesse est fixée par le Code du travail. Cependant, si votre grossesse présente des risques de complications, vous avez droit à un congé spécifique. Ce dernier est appelé « congé pathologique prénatal ». Votre médecin traitant ou sage-femme le prescrit si vous ressentez une fatigue importante.

Lorsque l’état de santé des femmes enceintes requiert un arrêt de travail, les médecins peuvent prescrire celui-ci. C’est par exemple souvent nécessaire en cas de diabète, d’hypertension ou de risque d’accouchement prématuré. Il est possible de renouveler la durée du congé pathologique en cas de complexité de la grossesse ou de l’accouchement (césarienne ou dépression post-partum, par exemple).

Si la future maman a un enfant à charge, l’arrêt de travail est de 16 semaines. Si elle a déjà deux enfants à charge, elle peut bénéficier de 26 semaines d’arrêt de travail. Si elle attend des jumeaux, la durée de l’arrêt de travail est alors de 34 semaines. Dans le cas où elle est enceinte de triplés, elle peut avoir droit à un arrêt de travail de 46 semaines.

Quel que soit le nombre d’enfants à charge ou à naître, si votre état clinique vous le permet, vous pouvez demander le report du congé prénatal sur le congé postnatal. En cas d’accouchement prématuré, il faut calculer le congé de maternité en conséquence. Par ailleurs, en cas de complications, l’arrêt de travail peut être prolongé sous prescriptions médicales.

Bon à savoir : avant la fin du premier trimestre de grossesse, il faut informer la Caisse d’allocations familiales et votre Caisse d’assurance maladie.

 

Grossesse et travail : quand l’annoncer à votre employeur ?

Annoncer sa grossesse à son employeur n’est pas obligatoire. Les règles ne sont toutefois pas les mêmes pour les femmes enceintes qui ont un emploi dans le secteur public.

L’annoncer peut parfois être stressant pour les futures mères. Suivant leurs préférences, il est possible de le faire par courrier, par mail, par téléphone ou directement à l'oral.

Il est généralement recommandé d’attendre au moins la fin du premier trimestre de grossesse. En effet, à partir de cette date, les risques de fausses couches sont moindres.

 

Qu’en est-il de vos indemnisations dans le cadre d’un arrêt de travail lié à la grossesse ?

En tant que salariée, vous pouvez bénéficier des indemnités journalières durant la période de votre arrêt de travail lié à la grossesse, mais sous certaines conditions. Il revient à votre employeur de s’occuper des démarches administratives dès le début de votre congé prénatal.

Il faut également noter que pendant le congé de maternité, vous êtes totalement indemnisée. Vos indemnités journalières seront calculées en fonction de votre salaire journalier de base. Si vous avez été en congé pathologique résultant d’une consultation médicale, la Sécurité sociale calcule le salaire journalier sur les 3 derniers mois travaillés.

En somme, les femmes enceintes ont droit à un congé de maternité avant et après l’accouchement, dont la durée est variable selon la situation. Durant la suspension de leur contrat de travail, elles perçoivent des indemnités versées par la Sécurité sociale.

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