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Babilou participe à la formation des puéricultrices pour découvrir les pédagogies internationales

27/02/2018


En décembre dernier, grâce à une bourse accordée par Babilou, plusieurs élèves puéricultrices de l’école de l’USSIF ont eu l’opportunité de séjourner à Budapest durant 6 jours pour s’ouvrir aux pédagogies étrangères.

 

En offrant cette opportunité, l’objectif de Babilou est de contribuer à la formation des futures professionnelles et de se faire connaître dans les écoles formant aux métiers de la petite enfance. Il s’agit aussi d’ouvrir le regard sur les pratiques pédagogiques à l’international.

 

En amont, les étudiantes avaient présenté leur projet et les objectifs du voyage à la Direction de la Petite Enfance qui décide de l’attribution de la bourse.

 

Avant leur départ, elles ont été associées à des élèves auxiliaires de puériculture et réparties en 4 groupes de travail portant sur : l’observation, l’alimentation (du biberon à l’autonomie), les soins (la collaboration avec l’enfant sur la table de change) et le jardin (en quoi peut-il être considéré comme un lieu de vie à part entière ?).

 

Ces sujets ont été le support de leurs échanges avec les professionnels hongrois.

 

Pendant ce séjour, les étudiantes ont découvert la crèche de Loczy, qui a succédé à l’ancienne pouponnière, ouverte en 1946 par Emmi Pikler, une pédiatre hongroise qui diffusait une pédagogie basée sur « une attention personnalisée et des interventions chaleureuses au sein d’un environnement stimulant, stable et prévisible » et a impulsé le concept de motricité libre.

Visite de la crèche, présentation générale de la structure et temps d’échange… Une journée riche en enseignements et en ouverture.

 

 

Aude Husset, étudiante puéricultrice à l’USSIF, partage son ressenti sur ce voyage.

 

Qu’avez-vous appris durant ce séjour ?

Les spécialistes nous ont transmis le contenu des travaux d'Emmi Pikler qui consistent à laisser l'enfant évoluer en toute autonomie et le laisser agir seul. La présence et l’attention de l’adulte accompagne l’enfant et lui apporte la sécurité affective nécessaire pour partir à la découverte du monde qui l’entoure.

Nous avons appris à repenser le rapport au temps : Ici, l’organisation de la journée se fait en fonction de l’enfant, il n’y a pas de pause programmée et l’ambiance est zen : c’est le temps de l’enfant qui règle le rythme des adultes.

Le temps des soins est aussi plus long car adapté aux besoins de chaque enfant et considéré comme une opportunité de communication individualisée.

Au niveau des activités, aucune n’est organisée, elles sont libres ce qui permet d’être plus disponible pour les enfants.

 

Quelles différences et pratiques culturelles avez-vous observé ?

Ce qui m’a impressionné ce sont les siestes dehors. A Loczy, les enfants dorment dans le jardin sous un auvent jusqu’à – 3 degrés. On observe alors chez l’enfant un sommeil plus profond et moins d’infections respiratoires.  

Les modalités de surveillance sont aussi différentes puisqu’aucun adulte n’est présent dehors, les professionnels regardent par la fenêtre pour vérifier que tout se passe bien. 

 

Quels bénéfices retirez-vous de cette expérience ?

J’ai maintenant une autre vision de l’enfant, j’ai remarqué qu’il avait de nombreuses compétences à développer.

Cela m’a donné des idées pour améliorer les conditions de travail des spécialistes de la petite enfance.

Le fait que nous soyons mélangées avec des auxiliaires a permis d’appréhender la fonction managériale qui pourrait être la nôtre prochainement et d’expérimenter comment concilier les idées et pratiques de chacun.

J’ai aussi découvert les différentes pratiques au niveau européen : les nurses sont plus pédagogues et dans l’observation de l’enfant. »

 

Babilou participe à la formation des puéricultrices pour découvrir les pédagogies internationales

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